Frères et sœurs : une sacrée relation

Les relations entre frères et sœurs, c’est beaucoup de complicité, de jeux, mais aussi de rivalité et de conflits.

Les relations entre frères et sœurs, ça aide à grandir !

Ils s’adorent, se chamaillent, s’admirent, s’ignorent, s’imitent, se jalousent… Les relations entre frères et sœurs sont une excellente occasion de se frotter aux autres et de faire sa place dans un groupe pour apprendre la vie en société.

« Mes deux LL, Liam 5ans, et Léana 2.5ans, ce n’est pas facile à gérer tous les jours, mais quand je les vois jouer et rire ensemble, c’est un tel bonheur que j’en oublie ma fatigue ! Moi qui suis fille unique, je découvre l’étonnante complicité qui unit ces deux frères et sœurs. » Comme tous les parents, je m’émerveille du lien déjà fort qui unit mes enfants. Il est vrai que Léana est souvent en admiration devant son aîné. »

Il n’y a qu’à voir comment les bébés battent des pieds et des mains et sourient à l’approche de leurs frères et sœurs, pressentant que ces « êtres humains de petite taille » qui leur ressemblent et qui ont l’air de faire des choses hyper intéressantes, vont leur apporter des occasions de s’amuser. 

Une complicité fréquente

Il est vrai qu’il existe souvent une complicité naturelle et spontanée dans une fratrie. Du coup, les parents sont persuadés que la fraternité implique de la solidarité et de l’amour, mais ce n’est pas toujours le cas ! La jalousie entre frères et sœurs est un sentiment quasi inévitable, qu’il faut savoir reconnaître et apprendre à désamorcer. De même, on peut être frères et sœurs et ne pas avoir d’affinités tellement on est différents. Dans une fratrie, chaque enfant a le droit de choisir le frère ou la sœur avec qui il va faire alliance. Mais un enfant a aussi le droit de choisir de ne pas faire alliance du tout. C’est très culpabilisant, car il ne répond pas à l’injonction des parents : « Vous êtes frères et sœurs, vous avez l’obligation de bien vous entendre et de vous aimer !” Eh oui, les parents rêvent d’une fratrie qui ne serait qu’amour, mais cette volonté ne suffit pas à créer une réelle entente. Les sentiments et la complicité ne se commandent pas, en revanche, le respect de l’autre, si ! Aux parents d’instaurer les usages et les règles nécessaires pour que chaque enfant puisse se positionner par rapport aux autres et apprendre à se défendre quand c’est nécessaire. 

La rivalité entre frères et sœurs, c’est normal !

Un frère, une sœur, c’est quelqu’un avec qui on partage le même patrimoine génétique, mais surtout le même toit et les mêmes parents ! Et quand un aîné voit débarquer un nouveau-né, l’intrus est considéré d’emblée comme « un voleur d’amour parental ». La jalousie fraternelle est incontournable et tout à fait normale. Mais les sentiments de rivalité ont des aspects positifs. Le fait d’avoir expérimenté la jalousie et de l’avoir dépassée peut être très utile pour vivre en société plus tard, en particulier à l’école et dans le monde de l’entreprise où la compétition fait rage… La rivalité entre pairs permet aux enfants d’affronter l’autre, de se mesurer à lui, de le reconnaître comme un être à la fois proche et différent, et de jauger ses atouts comparativement à ceux des autres. D’autre part, le fait de chercher à attirer l’attention de ses parents pousse chaque enfant à développer des stratégies de séduction pour renforcer le lien qui l’unit à ses parents et s’en faire aimer. C’est un excellent booster, car chaque enfant essaie de dépasser l’autre, mais surtout de dépasser ses propres limites afin de les “impressionner”. 

Aîné, cadet… On se construit ensemble

Intenses et passionnelles, les relations entre frères et sœurs sont un formidable laboratoire de la sociabilité. C’est en se frottant aux différences de son frère et de sa sœur, qu’on se construit ! « Aîné, cadet, Léana a déjà bien trouvé sa place ! Liam le plus grands, sans vraiment le vouloir, permet à sa jeune sœur de se nourrir de tout ce qu’elle ne sait pas encore faire. La cadette observe, admire, imite et au bout du compte, elle grandit et finit par égaler, voire dépasser son modèle« .

Cette co-construction n’est pas à sens unique car les petits éduquent aussi les plus grands. «  Liam a toujours été un garçon calme, posé, qui aimait jouer seul. Évidemment, quand Léana est arrivée, elle a vite bousculé les habitudes de son frère car Léana est une véritable tornade. Elle aime courir, jouer au ballon, chahuter, grimper partout. Son côté hyperactif a déteint sur son grand frère qui s’est ouvert aux jeux à plusieurs.« 

A chacun son style

Si les frères et sœurs se construisent par identification positive, il est tout aussi vrai qu’ils se construisent en opposition. « Les enfants utilisent les autres comme des modèles et comme des contre-modèles”. Ils cherchent à ressembler, mais également à se démarquer et à se différencier pour exister chacun dans leur singularité. » On connaît tous des frères qui n’ont rien en commun, des sœurs qui sont l’exact opposé l’une de l’autre.

On valorise chaque enfant

Quels que soient son style et sa personnalité, chaque membre d’une fratrie doit être reconnu et valorisé pour ce qu’il est. Ça les aidera beaucoup à surmonter leurs rivalités. N’hésitez pas à raconter à vos enfants ce que vous-même avez vécu comme moments mémorables, les disputes avec vos frères et sœurs, les bêtises, les fous rires, les aventures, les petites phrases qui ont marqué l’histoire familiale.

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